mardi 25 novembre 2008

Suivez le guide! (partie 2)





Allez hop! Continuons de monter en empruntant ce joli chemin zigzaguant à l’allure pittoresque.







Voyez, au-dessus de vos têtes la basilique de la Virgen de la Peña! Oui, c’est un monument magnifique. Située sur un escarpement, elle fut construite dans les environs du 12e siècle et abritait une communauté de moines. Je profite de l’occasion pour vous exhiber mes connaissances en Histoire de l’art et vous affirme avec conviction que ce bâtiment présente plusieurs éléments typiques des églises romanes. Aujourd’hui, il renferme une impressionante collection de peintures de la même époque artistique.





Un dernier effort, car nous allons escalader le sentier menant au Corazón del Cristo, version grausina du Christ de Sao Polo. Depuis le belverdère, la vue sur la vallée de l’Ésera et sur les pyrénées, qui commencent d’ailleurs à s’enneiger dans les hauts sommets.






Maintenant, depuis cette hauteur, vous pouvez voir à votre droite le pont d'en bas qu’on appelle aussi à tort “pont romain”, car son edification remonte en fait à la période du Haut Moyen-Âge. Vous pouvez d’ailleurs le visiter, sa structure ayant été restauré il y a quelques années. De l’autre côté vous trouverez un sentier d’où, je présume, arrivaient les étrangers durant la période médiévale. Allez, redescendons par l’autre chemin!



mercredi 19 novembre 2008

Suivez le guide! (partie 1)

Le 19e jour du mois d’octobre de l’an 2008 fut une de ces journées mémorables. En effet, ce fut en ce mardi froid que j’eus la chance d’être officiellement consagré habitant de Graus. Je profite donc de l’occasion pour répondre aux multiples demandes à l’egard d’un article sur le dit lieu. En tant que grausino, il me fera donc plaisir de vous guider tout au long de cette visite, virtuelle bien sûr, de mon village d’adoption.

Nous voici donc à Graus, pueblo d’environ 3 000 habitants. Nous sommes situés dans la comarca de la Ribagorza, intégrée dans la province de Huesca, qui fait elle-même partie de la communauté autonome d’Aragon.



Nous commençons notre visite ici, sur la Plaza Fantón, le lieu public et la marché le plus ancien de la municipalité. Le site sur lequel est aujourd’hui édifié le village est habité depuis très longtemps. On a même trouvé des traces de vie humain remontant au Paléolithique. Après avoir été conquis par les arabes, les chrétiens prirent posesión de la cité en l’an 1083. Les premiers grausinos s’installèrent dans le quartier qu’on appelle Barrichós, où nous sommes actuellement et où j’ai aussi la chance d’habiter. Ce secteur présente une multitude de bâtiments anciens. Devant nous, on peut admirer la première résidence de la famille des Mur-Foncillas, lignée noble descendant de la dynastie des Bourbons et de la couronne d’Aragon. À cette époque, ce que nous appelons de nos jours l’Espagne était divisée entre les royaumes de Castille au centre, de Cantabrie-Asturies sur les côtes de l’Atlantique, de Navarre dans l’ouest des pyrénées, d’Aragon au centre-nord, les comtés catalans sur la côte méditerranéenne et l’émirat arabe de Granade au sud. L’année de construction de ce palais primitif est toujours couverte de mystère, mais il faut savoir que son architecture influencera la plupart des édifices de Graus avec son style distinct. Si vous posez le regard à votre gauche, vous verrez le portail authentique issu de la muraille qui entourait jadis le hameau. Cet élement architecturel figure d’ailleurs sur le logo actuel de Graus.


Continuons maintenant notre visite en remontant la rue San Vicente Ferrer, nommée en l’honneur de ce généreux saint qui est arrêté pisser dans une auberge de Graus, et qui depuis ce jour est considéré comme saint-patron. Des fêtes sont organisés durant le mois de septembre pour honorer cet homme – du moins c’est la raison première, car on en profite plus pour festoyer que pour prier – et vous pouvez lire mon article à ce sujet.


Prenons maintenant cette rue à notre gauche, la Calle de Mosén Andreu. En montant vous pourrez apercevoir ma maison, numéro cinq. En face, vous pouvez admirer une maison antique aujourd’hui déserte, et dont je peux observer l’intérieur obscur à partir de ma fenêtre les nuits de pleine lune, vision plutôt effrayante selon certains