Mercredi, 7 janvier 2009, il est presque minuit. Demain, le retour à la routine est prévu après un temps des fêtes haut en couleur. Nous avons été à Huesca pour visiter les installations de l'Université de Zaragoza et ça me donne déjà envie d'être un étudiant universitaire. Nous avons mangé notre paella (seulement la quatrième depuis que je suis arrivé) sur une table cinq fois trops petite, attirant tous les regards avec nos discutions bruyantes. "Oui, oui. Nous sommes de Graus". Nous avons prédis qu'Alodia et Eduardo auraient deux enfants et qu'ils s'appelleraient Platon et Golfa Sese Bucher. Nous avons fait l'effort d'aller à l'instituto puis nous nous sommes cassé au Bardají. Nous avons été magasiner Lorena et moi et je suis parti à Barcelona le lendemain, sachant que je ne la reverrais pas avant un certain temps. J'ai tout de même pu rencontrer Alicia, ma grande soeur d'accueil vivant à Paris. Nous avions fait des plans pour sortir à Barcelona et nous avons finalement opté pour le sommeil, la veille de Noël. Nous sommes revenus à Graus et j'ai rencontré des gens de la Puebla de Fantova plutôt sympas, contre qui j'ai d'ailleurs remporter un poker.
Puis, nous sommes partis pour Paris. Lever à 6h du mat', on charge tout dans la fourgonette et on se met en route pour la ville lumière. Hélas, notre engouement s'estompe rapidement quand nous montons vers le passage frontalier, haut perché dans les Pyrénées, et que nous découvrons la route enneigée. Bon, c'était vraiment pas grand chose pour moi, québécois de souche, mais pour une conductrice espagnole au volant d'une voiturette de golf munie de pneus inadéquats, ce fut toute une épreuve. Résultat: nous sommes forcés à faire marche arrière sur une route jonchée de multiples précipices vertigineux. La tentative de faire demi-tour nous balance directemenbt dans la banc de neige d'à peine 20 centimètres de haut. On est vraiment pogné ben raide...
Après avoir essayé plusieurs fois de pousser le char, après avoir expliqué que donner trop de gaz peut faire caler la vanne encore plus, après avoir patiemment dit à Montsé que ça ne sert à rien de mettre une crisse de tite roche en dsous dla roue, on décide d'appeller le 112 (équivalent du 911).
Y reste que dans l'coin, ça peut prendre une heure avant qu'on vienne nous aider. Un camion passe et, finalement, s'arrête. Descendent deux habitants du village d'en bas, mais après quelque minute je me rends bien compte que eux non plus n'ont pas la neige dans le sang. Le ti-casse de 18 ans avec un léger accent étranger ne sait pas ce qu'il dit... NON! Ils ont bien vu ceux-là qu'il fallait sortir la fourgo par l'arrière...
lundi 19 janvier 2009
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