Ce furent 4 jours de fête bien chargés, en plus des quelques événements antérieurs au début officiel. Déjà, le 11 durant la journée, on pouvait entendre les pétards éclater dans tout le village. L'atmosphère festive était palpable. Ce soir-lá, nous avons été, Damià et moi, à la Plaza Mayor pour voir l'ouverture officielle des Fêtes, qui devait se faire à minuit. Évidemment, avant 23h, la Plaza España nous apparut complètement inanimée, heure du repas oblige. De toute façon, avec la ponctualité espagnole, le tout ne commencerait pas avant minuit et demi. Lorsque tous se furent rassemblés à la place centrale du village, la mairesse fit son discours et présenta ensuite les repatanes.
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Aragón for Dummies
Repatan: jeune personne de 15 à 18 ans qui, en couple avec un autre repatan du sexe opposé, fait office d'ambassadeur des Fêtes et qui se doit d'être à tous les événements, que ce soit les activités de broderies pour les vieux à 10h que les party qui durent jusqu'au petites heures du matin. On peut les reconnaître grâce à la robe blanche que portent les filles et ke costume traditionnel pour les garçons, tous deux portant le ruban jaune et rouge aragonais.
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À ma grande surprise, j'y reconnu deux amis d'Alodia qu'elle m'avait présentés: Jens et Eva. En tout, il y avait 5 couples.
Le soir du 11, la Peña La Rafollada organisait un rave de minuit à midi le lendemain. Nous y sommes donc allés, mais je ne suis rentré "que" vers les 5h. J'ai rencontré, encore une fois, plein de gens sympatiques donc certains iront à l'école avec moi.
12 septembre
Lever matinal (bah oui) à 10h le lendemain. Je suis sorti avec Damià pour aller voir, ce que je croyais être, une parade. Une fois rendus sur la rue principale, je rencontre des amis et mon frère d'accueil s'éloigne avec les siens. Débute alors le "défilé" avec le passage de l'orchestre local qui sont suivis par les cabezudos.
Le soir du 11, la Peña La Rafollada organisait un rave de minuit à midi le lendemain. Nous y sommes donc allés, mais je ne suis rentré "que" vers les 5h. J'ai rencontré, encore une fois, plein de gens sympatiques donc certains iront à l'école avec moi.
12 septembre
Lever matinal (bah oui) à 10h le lendemain. Je suis sorti avec Damià pour aller voir, ce que je croyais être, une parade. Une fois rendus sur la rue principale, je rencontre des amis et mon frère d'accueil s'éloigne avec les siens. Débute alors le "défilé" avec le passage de l'orchestre local qui sont suivis par les cabezudos.
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Aragón for Dummies
Cabezudos: jeunes hommes en robe affreuses coiffés de grosses têtes en papier mâché pourchassant les plus petits pour essayer de les frapper avec un balai de paille.
Le soir, après le souper, autre tradition: les jeunes du village (ce qui m'inclut maintenant) s'habillent en vieux linge et se promènent dans les rues en procession de saoûlons. Lorsqu'on apercevait une maison illuminée, on arrêtait pour quêter de l'eau. "Agua! Agua! Agua!". Si les gens sont sympas, la majorité le sont, ils vous balancent deux ou trois chaudières d'eau dessus. On passe par le fait même de peña en peña, chacune offrant des litres et des litres de vin ou de bière qu'on boit à moitié puis qu'on lance sur un ami ou dans la foule! Sentant le houblon et le raison fermenté, on passe la soirée dans un grand espace où chaque peña a son kiosque. On appelle ça: Interpeña.
15 septembre
Journée plus relax' avec cérémonies et processions religieuses (tsé quand on promène la vierge partout là). On passe encore la soirée à l'Interpeña et on admire le feu d'artifice qui fut plutôt impressionant pour un vilage de 3 000 habitants.
Conclusion, une semaine de fiesta ressemblant à un mélange de la St-Jean, du Carnaval de Rio, du Carnaval de Québec et du 150e de Courcelles, peu de sommeil et une rentré à l'école un peu épuisé. Une tonne de nouveaux amis et une année qui commence très bien.
Sur un air de chanson festive:
¡Yo soy e'pañol, e'pañol, e'pañol!
El Yoann no está, el Yoann se fue....
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Je découvre qu'il n'y a pas qu'en Écosse qu'on trouve des cornemuses. En effet, il y en a, on ne sait pas trop pourquoi, depuis longtemps dans ce coin reculé des Pyrénées. Des jeunes du village en costume traditionnel et portant deux épées défilent dans les rues, suivi de joueurs de cornemuse et des mononcs' dont le plaisir est de tirer des balles à blanc (avec le plus de poudre possible) avec leur espèce de fusil antique. Mon "plaisir", ce fut de devenir à moitié sourd pour une heure après qu'un coup fut tiré à 30 cm de mon oreille. Aussi, on aurait dû me dire plus tòt qu'il fallait ouvrir la bouche!Ensuite, différents carosses tirés par des tracteurs ayant comme thème l'Égypte ou par exemple Ange et Démon défile, chargés de villageois festifs qui dansent, chantent ou crient. Celui de la Peña Ö Güeya Mörra consistait en une vache sur roulette remplie de canettes de bière qu'ils distribuaient aux gens ou qu'ils utilisaient pour éclabousser tout sur leur passage.
Ici, on ne regarde pas la parade passer, on suit son parcours et on en fait partie.
Une fois bien sales et un peu réchauffés, nous sommes accourus vers la rivère pour y plonger et s'y baigner. C'était aussi chaud qu'une plage de la Gaspésie au mois d'octobre. Les plus vieux, eux, observent la baignade du pont en se remémorant les Fêtes de leur jeunesse, où, déjà dans ce temps là, tout était permis. Nous finissâmes la journée avec un spectacle musical à la Plaza Mayor.

13 et 14 septembre, fin de semaine à Barcelone
(voir message précedent)
Soir du 14 septembre
Ici, on ne regarde pas la parade passer, on suit son parcours et on en fait partie.
Une fois bien sales et un peu réchauffés, nous sommes accourus vers la rivère pour y plonger et s'y baigner. C'était aussi chaud qu'une plage de la Gaspésie au mois d'octobre. Les plus vieux, eux, observent la baignade du pont en se remémorant les Fêtes de leur jeunesse, où, déjà dans ce temps là, tout était permis. Nous finissâmes la journée avec un spectacle musical à la Plaza Mayor.
13 et 14 septembre, fin de semaine à Barcelone
(voir message précedent)
Soir du 14 septembre
Le soir, après le souper, autre tradition: les jeunes du village (ce qui m'inclut maintenant) s'habillent en vieux linge et se promènent dans les rues en procession de saoûlons. Lorsqu'on apercevait une maison illuminée, on arrêtait pour quêter de l'eau. "Agua! Agua! Agua!". Si les gens sont sympas, la majorité le sont, ils vous balancent deux ou trois chaudières d'eau dessus. On passe par le fait même de peña en peña, chacune offrant des litres et des litres de vin ou de bière qu'on boit à moitié puis qu'on lance sur un ami ou dans la foule! Sentant le houblon et le raison fermenté, on passe la soirée dans un grand espace où chaque peña a son kiosque. On appelle ça: Interpeña.
15 septembre
Journée plus relax' avec cérémonies et processions religieuses (tsé quand on promène la vierge partout là). On passe encore la soirée à l'Interpeña et on admire le feu d'artifice qui fut plutôt impressionant pour un vilage de 3 000 habitants.
Conclusion, une semaine de fiesta ressemblant à un mélange de la St-Jean, du Carnaval de Rio, du Carnaval de Québec et du 150e de Courcelles, peu de sommeil et une rentré à l'école un peu épuisé. Une tonne de nouveaux amis et une année qui commence très bien.
Sur un air de chanson festive:
¡Yo soy e'pañol, e'pañol, e'pañol!
El Yoann no está, el Yoann se fue....
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1 commentaire:
Salut Yoann,
Je trouve très l'fun et intéressant de te lire. Ne lâches pas, tu écris très bien. Tu as le don de nous faire vivre tes expériences par la lecture.
Gros bec de ta maman (ben oui):-)
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