lundi 27 octobre 2008

À l'aventure!

Ça y est! Je suis un grand garçon!

Eh oui, j'ai eu la chance de faire ma première excursion en solo. Destination: Barcelona, la ville culturelle et touristique, et Barcelona de noche, la ville de la fiesta.

VENDREDI
8h03 - Damià s'efforce de me réveiller. "Dépêches-toi! Il ne reste que 15 minutes!" Moi, sur le coup ne pense que "Merde, pourquoi ne suis-je pas déjà debout?" Et c'est alors que ma cervelle dégèle. Je me lève, descend dans la salle à manger, lui ordonne de se lever et lui envoie quelques bonnes hostias derrière la tête. Il avait oublié que je partais pour Barcelona. Mais bon, étant debout, je décide de me préparer tranquilement.

9h34 - Deux pantalons, deux chandails, la caméra et assez d'argent pour la fin de semaine. Todo listo. On y va. On grimpe dans la fourgonette et on se dirige vers Barbastro.

10h20 - Dernières recommendantions de Monsté: "Fais attention, mais surtout amuse-toi." Allez hop dans l'autobus.

13h55 - Bienvenue a Sants estaciò. Je rejoins Laura et on prend le métro direction: centre-ville. On débarque Plaça Catalunya, à l'extrémité de La Rambla. Classique. On descend la rue des plaisirs et on bifurque vers le Barrio gótico. Définitivement, c'est une ville très jolie, très ancienne, très moderne. Une ville européenne. Comme il ne s'en fait pas en Amérique. À part peut-être Québec, et même encore.

14h49 - On arrive au port de Barcelona et j'en profite pour saoûler mes yeux de palmiers et de Méditerranée. Malheureusement le ciel commence à se couvrir. De toute façon, une fois qu'on découvre cette cité on ne veut qu'y revenir. J'aurai amplement le temps de voir la playa ensoleillée. On s'arrête un peu à Mare Magnum pour prendre un café. Une amie de Laura nous rejoint.



19h22 - La pause café a duré plus longtemps que prévu. On a bien rit, on a discuté des grausinos devant le regard un peu curieux de Silvia, un citadine confirmée de Barcelona. On sort de Mare Magnum et on cherche un resto pour le souper. On en trouve un et on se donne rendez-vous à 9h45.

19h41 - Je retourne à l'auberge jeunesse et y dépose mon sac à dos. J'en profite pour consulter mon courriel et jaser un peu sur MSN.

9h53 - Enfin, nous nous retrouvons devant la resto. Je choisis un repas typique catalan: le pain grillé avec tomate et accompagnements. On s'amuse bien et on profite du repas.

10h40 - On quitte le resto en se moquant discrètement de la serveuse amnésique à qui on a du répéter deux fois, à vingt minutes d'intervalle, d'apporter la facture.

10h59 - On se trouve à Plaça Espanya et j'observe les vendeurs de rue qui offre de tout: vêtements de marques copiés, sacs Prada à 10 euros et DVD à l'origine douteuse. Le tout est disposé sur une toile avec des cordes aux quatre coins que les vendeurs, tout sauf espagnols, tiennent constamment dans leurs mains. On m'explique qu'à la simple vue d'un policier, la vingtaine de vendeurs illégaux ferment la toile et s'enfuient plus vite que l'éclair. Je me sens un peu coupable de souhaiter voir ça en action. Après tout, ça doit être impressionant! Et puis ces autres immigrants à l'accent exotique qui offrent de la bière (probablement chaude et brassée à souhait) à chaque dix secondes.

11h40 - On descend La Rambla en direction de la mer. Cette fois-ci c'est des billets pour des chupitos (shooters) gratuits qu'on se fait offrir. L'adresse indiquée se trouve à Mare Magnum. On décide d'y aller. On se retrouve dans un genre de bar haute classe mais presque vide. Je me dis: "Ce bar-là se la crée sérieusement...".

12h55 - J'arrive à l'auberge et monte à ma chambre où se trouvent maintenant trois autres voyageurs.

SAMEDI

9h35 - Je me lève avant même que mon réveil ne sonne. Je remballe tout rapidement, redonne les clefs à la réception, passe la porte et me retrouve au centre de Barcelone. Je prends un croissant et un café, puis décide de retourner à la Sagrada Familia. Après m'être perdu dans le métro je décide d'abandonner le projet. Je me dirige vers le point de rencontre AFS à Sants Estaciò. J'arrive parmi les premiers et retrouvent mes amis du monde.

Journée de plaisir avec mes collègues AFS.

18h30 - Les bénévoles AFS nous disent d'aller chercher une veste. On nous annonce que ce soir, on sort à Barcelone. Voilà le marché: ceux-ci nous disent dans quel restaurant nous mangerons, mais nous devons nous y rendre par nous-même. On demande des indications au passants, instructions qui s'avèrent finalement contradictoires. Après des heures de plaisir dans les labyrinthes du métro, on se retrouve devant le Telepizza. Il est plus de 9h3o.

10h44 - Nous sortons à la rue et maintenant les bénévoles nous guident et nous amènent dans le quartier Gracià, le quartier de la fiesta et des botellones. Malheureusement, comme c'est une rencontre officielle de AFS, nous ne pouvons pas aller passer la nuit dans un bar. On retourne à l'auberge.

On s'amuse quand même toute la nuit avec les AFSers et les bénévoles. Et ce, malgré un réveil imminent à 8h30. Et de toute façon, avec le changement d'heure on gagne une heure de sommeil!

DIMANCHE

Journée ennuyante et activitées dont le but est qu'on apprenne à se connaître. Mais on sait déjà tous qu'on se connait très bien. Et pas nécéssairement à cause des trucs organisés d'AFS!

lundi 13 octobre 2008

La routine... et comment la briser!


La routine est un phénomène qui se produit quand un humain, d'abord inséré dans un milieu inconnu, en vient à s'accoutumer au moeurs, aux habitudes de se pays et devient soudainement un peu comme un robot.

Voilà que cette semaine paraissait d'abord très routinière. Mais elle s'est avérée être tout sauf ennuyante. Je dirais que je suis maintenant "intégré". Je ne me surprend plus quand un gilipollas de merde me dépasse dans une file, je sais maintenant que la rapidité du service dépend du volume de voix utilisé, je ne sursaute pas quand une mère appelle sa fille coño (vagin), je sais que manger du pollo et de la polla c'est pas du tout la même chose, que hostia et osti' veulent dire la même chose dans les deux langues et qu'un cocho c'est un perro (chien) en baixoribagorzano.



INGRÉDIENTS de la fin de semaine:
-Las Fiestas del Pilar et lundi de congé
-Un char pour descendre
-Des manèges, des churros, du Ron Brugal et l'Interpeña
-De la musique techno, Alegría*
-Des amis sympas
-Un appart' introuvable et des oeufs frits

Mélanger le tout et vous réussirez à briser la routine!

*

mercredi 1 octobre 2008

Gagnant Eurovision 2008

L'ESPAGNE!

Voici un petit remake purement grausino.



Et le succès de l'heure pour danser!

Viatge a Barcelona (Viaje a Barcelona)



Cette fin de semaine fut consacrée à la découverte de cette ville magnifique, à la fois branchée et relax', à la fois multiethnique et purement catalane qu'est Barcelone. J'ai pu, du moins superficiellement, apprivoiser la langue, la culture et la fierté catalane.




Nous avons séjourné, Montsé Damià et moi, chez la abuela maternelle. La maison, une modeste cabane de trois étages décoré comme un château, est située dans la banlieue bourgeoise de Bellaterra. Nous y avons logé comme dans un hôtel, avec télévision satellite et salle de bain pour chaque chambre bien sûr. La comida? Cinq copieux repas quotidiens, paella, jambon à la truffe... et à chaque fois accompagné d'un excellent vin de Pays. Sylvestre, le second mari de la mère de Montsé, fut bien content de m'accueillir et de pratiquer son anglais avec moi, même une fois lui ayant expliqué ma situation de francophone. Ayant beaucoup voyagé, il dégageait un esprit d'ouverture et paraissait avoir une grande culture générale. Tout le contraire de sa moitié, qui est le genre de personne à penser que nous vivons dans des igloos, nous alimentant de bébés phoques crus.




Discutant lors du dîner de ma joie d'être situé près de Barcelone, mais hors de la zone de parler catalan, il a paru raidir, avant de lancer un "non, ce serait important pour toi d'apprendre le catalan, on est quand même 8 millions ici". Ouais, et tous parlent aussi castillan. Bref, c'est un pur nationaliste, mais je le comprends, depuis que je suis arrivé je ne sais pas combien de gens j'ai éduqué sur la situation du Québec.




Samedi, toute la journée, nous avons pu goûter à la diversité barcelonaise. La beauté de la Méditerranée, l'audace des oeuvres de Gaudì, la fausse piété espagnole, le plus joli quartier pauvre du monde (le Barrio Chino), le grouillement perpétuel des grues de la Sagrada Familia et surtout, l'animation incessante de La Rambla, cette avenue piétonnière longue de plusieurs kilomètres et jonchée de kioskes de toutes sortes, d'amuseurs publiques, ou même de citadins prenant le café.




"Si le monde, dans un cataclysme indésirable,

venait à disparaître, les survivants se retrouveraient



sur La Rambla, là ou la chance et le malheur



trouvent un espace commun."




-Le palimpseste de Barcelone







Je repart dimanche après-midi, avec le désir profond d'y revenir.



Fins aviat!

À bientôt!