mercredi 11 mars 2009

Ouf! Ça faisait longtemps que j'avais pas écrit. C'est pas qu'il ne se passe rien dans ma vie espagnole, au contraire, il se passe tellement de choses que je me décourage au moment de les mettre sur papier. Que dire? Nous sommes le 1er mars, ça fait maintenant sept mois que je suis ici, et ça fait un mois que je peux voyager seul et recevoir de la visite... officiellement, on s'entend. Pour le moment, je n'ai pas encore utilisé ce privilège, mais j'aurai bien l'occasion de le faire, notamment pour le séjour à Málaga. Comme j'ai hâte de voir les champs d'oliviers baignés par le soleil et la côte méditerranéenne, rencontrer ce peuple à l'accent étrange mais à l'hospitalité légendaire: l'Andalousie, terre des gitans, du flamenco et des corridas de taureaux.

Si je montre tant d'enthousiasme, c'est que je n'ai pas encore vu l'essentiel, les clichés touristiques de l'Espagne. L'Espagne, toponyme incorrecte selon moi. Pour sa diversité culturelle, ce pays devrait s'appeller Les Espagnes. Je connais déjà plutôt bien l'Aragón, terre d'un peuple montagnard jouant de la cornemuse, fier de son parlé distinct et au comportement quelquefois brutal - presqu'autant que les basques. J'ai découvert la nation catalane, formée de descendants de commerciants phéniciens (dont il conservent toujours le sens des affaires), créateurs du délicieux pan tumaca, protecteurs de leur langue jadis interdite et passionés de castellets (tours humaines). J'ai pu apprécier la saveur cosmopolite de Madrid, qui reste malgré tout comme un assemblement gigantesque de petits villages (los barrios). Il me reste encore beaucoup à voir: la Communitat Valenciana, Navarra, Euzkadi (pays basque), Galicia, Cantabria, Asturias, Castilla La Mancha, Castilla León, Extremadura, Andalucía et Illes Balears.

Hier, samedi, ce fut carnaval à Graus, une semaine plus tard que tout le monde (toujours en retard les aragonais...). Nous avons décidé mardi, Lorena, Lucía et moi, que nous allions nous déguiser de pirate. Mais je ne voulais pas être quelque pirate enfantin, j'allais être Jack Sparrow. Ce fut tout un défi de réaliser un beau costume, fidèle au film et avec un budget limité. Avec une perruque d'indien du bazar chinois de Graus (los chinos), de la peinture, du linge de guenille et surtout beaucoup d'imagination, j'ai réussi à créer un costume digne d'un vrai carnaval. Les gens admiraient beaucoup ma création, même si certains ne pouvaient même pas me reconnaître!

Appréciez vous-mêmes!

Nous avons festoyé jusqu'à 8h30 et nous sommes allés déjeuner. Nous avons eu la preuve que les Aragonais (et encore plus les Grausinos) sont des brutes: table brisée, verre en éclats et pneu lancé de tous bords et tous côtés. Nous sommes heureusement sortis avant que ça ne dégénère et qu'arrive la Guardia Civil. Je me suis ensuite dirigé vers mon chez-moi espagnol, attirant les regards des skieurs qui montaient à Cerler et qui s'arrêtaient pour me demander leur chemin.

Aaaay, no hay que llorar,
que la vida es un carnaval,
es más bello vivir cantandoooo!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Salut mon beau pirate!!!! Félicitation pour ton costume, il est super.

Tel que tu le mentionnes, j'espère que tu auras la chance avant ton départ de visiter les endroits passionnants de l'Espagne. N'oublies pas que tout est possible quand on y met l'effort et qu'on y croit.

Je pense à toi et je t'aime.